FAQ (Foire aux Questions)

sur les dépouillements des BMS/NMD

d'Othis (77)


Tout généalogiste, même amateur, ayant un tant soit peu d'expérience, sait comment tirer parti des relevés des BMS*. C'est au débutant que s'adresse la présentation qui va suivre, sous la forme de questions / réponses.



Q: Et d'abord, pourquoi des "relevés" ?


R: Les registres "originaux" n'existent qu'en un ou deux exemplaires. S'il est bien vrai qu'on peut consulter les microfilms aux Archives Départementales et dans certains Cercles Généalogiques, ou même, depuis peu, consulter des photographies numériques sur CDROM, la recherche n'est généralement pas facile, surtout avant 1792. Les actes étant manuscrits, cela interdit l'usage des "moteurs de recherche *". Ces documents originaux sont donc relativement difficiles d'accès, et toute recherche demande généralement un temps considérable.



Q: Comment sont faits les "relevés" ?


R: Il n'y a pas de norme : deux relevés faits par deux personnes différentes ne seront pas nécessairement faits de la même façon. Assez généralement, le "releveur" (aussi appelé "dépouilleur"), lit chaque acte, et y relève les dates et noms, qu'il s'efforce de transcrire de façon conventionnelle. Il convient de réaliser que les actes anciens ne contiennent pas autant de renseignements que les plus récents.



Q: Comment étaient rédigés les actes aux époques concernées ?


R: En considérant une période donnée, d'une paroisse à l'autre, et même, d'un curé à l'autre officiant dans la même paroisse, les registres ne seront pas tenus de la même façon. Des normes avaient beau être fixées, de plus en plus précises et contraignantes, leur mise en place demandait toujours beaucoup de temps, et certains officiants n'en faisaient qu'à leur tête.



Q: Quelles sont les principales difficultés rencontrées par le généalogiste amateur dans la consultation des registres paroissiaux ?


R: Pour le généalogiste, les plus grosses difficultés résident dans les points suivants, inhérents à la rédaction des actes par messieurs les curés :


- La cursive utilisée, dont l'interprétation nécessite parfois une expérience en paléographie. Même un généalogiste expérimenté n'est pas à l'abri des erreurs d'interprétation.


- L'orthographe variable utilisée pour les patronymes,


- Les oublis, erreurs ou omissions, relativement fréquentes, tant chez les prêtres que chez les "officiers d'Etat Civil" qui leur ont succédé


- Les actes manquants ou perdus


- Les actes détériorés, devenus pratiquement illisibles.


1. L'orthographe des noms.


Ce n'est pas le moindre problème du généalogiste.


exemples de diverses interprétations du même patronyme :


Houzel, Roussel, Houzet, Hoizet, Hoisey

Dubié, Dubief, Dubiez

Hiometz, Hiomé, Omé,

Aubert, Ober (Aubry), Hubert

Malaizé, Malésé, Malésier

Deligne, Deligny

Pisieux, De Pisieux, Pizieux

Rénié, Régnier, Rénéré

Mommarqué, Mommartié, Mommarquez

Courroie, Courroy

Fauvet, Fovet, Fauvelle

Brié, Priez

Lecour, Aucour

Grandjean, Granjean, Grand Jean, Grand Jehan

Foissin, Soissin, Foisdin

Olin, Haulin

Thiphaine, Thiphaigne

Guenot, Haguenot

Guiot, Guillot

Lailler, Laillier, Lailleri

Du Guet, Duguay

Destreigne, De Trongné

Bassin, Bazin

Droiaux, Droiaude, De Royaux

Drest, De Retz, De Rez, Doré



Parmi ces exemples, certains paraissent ne pas devoir prêter à confusion (quoique... tout est relatif), et d'autres ne paraissent vraiment pas se rapporter à la même famille... et pourtant, pour nombre de ces noms là, l'on suit très bien le lien familial. Ainsi, qui, à première vue, irait supposer que De Trongné et Destreigne, Olin et Haulin, Hiometz et Omé, Roussel et Houzel, se rapportent aux mêmes familles ? Dans certains cas, les possibilités de confusion sont plus considérables encore, comme c'est le cas avec Aubert et Hubert. Les deux patronymes existent séparément et distinctement. Pourtant, en de nombreux cas, on hésite à lire Hubert ou Aubert...


Mais pourquoi toutes ces variantes ?


Pour répondre à cette question, il convient de préciser plusieurs choses.


D'abord, la langue française, comme c'est le cas de la plupart des langues vivantes européennes, n'a vu son orthographe fixé que très récemment... disons, 50 ans avant la révolution... Les choses ne se sont pas faites en un jour, et pas partout en même temps. Voyez des ouvrages anciens dans leur version originelle, consultez le dictionnaire de Furetière dans une bibliothèque, ou encore, l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert... et vous ne manquerez pas de relever des différences étonnantes.


Ensuite, lorsqu'il s'agit des patronymes, c'était encore moins "fixé" que les noms communs !


Les patronymes, il faut le dire, n'avaient guère d'importance jusqu'à la moitié du XVIII ième siècle. Ces "surnoms", dérivant parfois des sobriquets attribués dès le X - XII ième siècle (selon les régions) lorsqu'était apparue la nécessité d'éviter la confusion entre porteurs du même prénom, étaient, progressivement devenus héréditaires par la force de habitude. Ce n'est qu'en 1539, par une ordonnance de François 1er, que ces usages sont devenus force de loi. C'est cette même ordonnance qui rendit obligatoire la tenue des registres paroissiaux, registres censés exister depuis déjà bien longtemps, mais dont la tenue était laissée à l'appréciation de chaque curé (de ces registres anciens, ne sont parvenus jusqu'à nous que des fragments sans intérêt pour le généalogiste, du fait de leur discontinuité et du peu de renseignements utiles qu'ils contenaient).


Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que la très grande majorité du "peuple" était illettré et analphabète. Et même, avant le seizième siècle, il n'était pas rare que les puissants eux mêmes ne sachent pas lire : si l'épée et la chevalerie étaient alors considérés comme des activités nobles, il n'en n'allait pas toujours de même de la culture : la lecture et l'écriture, c'était le travail des secrétaires.


Dans un tel contexte, il faut imaginer comment se faisait la tenue des registres. D'abord, et jusque vers 1630, de nombreux officiants prenaient des notes sur "feuilles vollantes", qu'ils recopiaient ensuite. Il arrivait que la recopie se fasse par le curé successeur du premier rédacteur. Par ailleurs, comment le curé allait il orthographier le patronyme de la personne qu'il allait baptiser, marier, ou inhumer ? Il écrivait selon l'interprétation auditive. Lorsque le curé changeait, il était fréquent de voir changer les orthographes de certains patronymes de la paroisse. Il en allait de même pour les actes notariés. Les habitués de la lecture des minutes des notaires anciens, auront remarqué qu'un patronyme donné est souvent orthographié différemment entre le début et la fin d'un acte donné. Pour ma part, j'ai pris l'habitude de me fier davantage aux orthographes usitées en fin d'acte, plutôt qu'en celles du début, et l'on s'aperçoit vite que ce sont les dernières interprétations qui paraissent souvent les plus vraisemblables. En effet, on imagine le notaire qui n'a pas très bien compris le patronyme de son client ; il ne peut demander de répéter, ce qui, sans doute, paraîtrait impoli ; alors, il peaufinera son interprétation à mesure qu'il entendra prononcer plusieurs fois le nom. Ceci peut également s'observer dans les actes paroissiaux, à ceci près qu'ils sont généralement plus courts que les actes des notaires, et impliquent donc moins de répétitions.


2. La cursive


Il y eut plusieurs habitudes, selon les époques, avec des chevauchements des écritures anciennes et nouvelles, selon les régions et les personnes. Certaines cursives sont pratiquement indéchiffrables à quiconque n'a pas suivi des cours de paléographie. S'agissant du cas particulier de la paroisse d'Othis, messieurs les curés officiants entre 1600 et 1792 ont été pratiquement tous lisibles. S'il est bien vrai que la cursive de Messire Charles Delangle (curé de 1653 à 1661) est sans doute plus difficile à lire, un fort grossissement a permis de lever la plupart des ambigüités.


3. Les oublis, etc...


Il n'est pas rare de trouver des espaces blancs dans les actes. Le curé, au moment de rédiger, ne s'est pas souvenu du nom de jeune fille de la mère de l'enfant, par exemple... Il a laissé l'espace blanc, espérant sans doute le remplir par la suite... quatre cents ans après, on s'aperçoit du manque... Nombre d'erreurs paraissent évidentes : le nom de la marraine mise à la place de la mère... en ces cas, le généalogiste rétablit facilement la vérité... il n'est pas interdit de penser que de nombreuses autres erreurs resteront indécelables, et induiront le chercheur en erreur. La généalogie n'est certes pas une "science" "exacte" : il faut faire avec ce dont nous disposons, et tenter d'en tirer le meilleur parti possible.


Par ailleurs, il n'est pas rare que, dans nombre de paroisses, des cahiers manquent, ayant été détruits dans un incendie, perdus, volés, bouffés aux insectes ou autre.



Q: Comment ont été faits les relevés des actes paroissiaux d'Othis ?


R: La méthode utilisée diffère sensiblement de ce qui est plus généralement fait par la plupart des Cercles Généalogiques. Elle diffère principalement sur deux plans : l'orthographe des patronymes, et la présentation des résultats.


Nous avons donc opté pour une interprétation "réaliste" de l'orthographe des noms. Les saisies ont été faites à l'aide d'un logiciel de généalogie, nommé "Geneatique" (fait par la C.D.I.P.). Il convenait donc d'uniformiser les patronymes sur plusieurs générations. Nous nous sommes efforcés de choisir l'orthographe la plus récente, chaque fois que cela a été possible. "Geneatique" autorisant une deuxième nom patronymique, nous avons fréquemment fait usage de cette facilité, le premier nom, celui directement accessible par les fonctions de recherche, étant la forme la plus récente. Dans le cas de certaines familles, il faudrait avoir la possibilité de mettre bien plus que deux noms, parfois près d'une dizaine... Mais le lecteur pourra se consoler en sachant que, de toutes façons, l'accès aux actes originaux lui est facilité par la mise à disposition de cdrom des photos des actes, la référence auxdites photos figurant en face de chaque acte relevé.


La lecture des actes a donc été faite séquentiellement, à partir de 1680, et jusque vers 1792. De 1792 à 1873, nous nous sommes limités, à ce stade, à la lecture des tables décennales, les seuls actes postérieurs à 1792 qui soient complètement dépouillés étant ceux de la généalogie personnelle de l'auteur de ce document. Ceci fait, l'exploration a été reprise, à partir de 1680, en sens chronologique inverse, c'est à dire en remontant le temps. Ceci nous a paru faciliter le travail en limitant les risques d'erreurs, car il est plus facile d'interpréter les patronymes lorsqu'on a acquis une bonne connaissance des familles locales.



Q: Quels sont les principaux défauts relevés dans les registres paroissiaux d'Othis ?


R: Les cursives sont assez facilement lisibles, si l'on excepte celle de Messire Charles DELANGLE, curé de 1653 à 1661.


Plusieurs années sont déclarées manquantes : (à préciser)


Certaines années paraissent fort incomplètes, quoique non déclarées comme telles. A l'époque du ministère de Messire Antoine Le Caron, par exemple, il n'est pas rare de voir, chaque année, des périodes de deux ou trois mois sans actes, ou avec très peu d'actes, le plus souvent rédigés par des curés du voisinage, faisant mention de la maladie de Monsieur le Curé, en séjour dans une maison de repos diocèsaine à Senlis. Pendant ces périodes, il est probable que des habitants allaient faire baptiser leurs enfants dans les paroisses voisines, ou encore, que certains actes ont été rédigés sur des feuilles volantes par divers officiants, lesdits documents n'ayant pas été recopiés.


A d'autres époques, et notamment avant 1665, il est fait mention de feuilles volantes recopiées "en partie" par le maistre d'escholle (ce dernier étant souvent également clerc paroissial)


La tenue des registres faisait l'objet d'un contrôle et d'une surveillance, ce dont on retrouve la trace dès 1632, par la mention suivante :


"le curé fera registre des bans de mariage, à mesure de leur diffusion" (signé, "Denis de Senlis" , archidiacre du diocèse de Senlis en 1632, en visite archidiaconale en la paroisse Notre Dame d'Othis)"


Globalement, il semble bien que les registres paroissiaux d'Othis comportent plutôt moins de manques que dans nombre d'autres paroisses.



Q: Comment déchiffrer certaines dates écrites de façon étrange ?


7bre = septembre

8bre = octobre

9bre = novembre

Xbre = décembre



Q: Comment se fait il qu'il n'existe pas de registres photocopiés ?


R: Il ne paraît guère possible d'en faire des photocopies systématiques : la photocopieuse endommage l'encre et les reliures ; son coût n'est pas négligeable (à 1 Franc la copie, çà ferait environ 1800 Francs, rien que pour les registres d'Othis) ; enfin, la qualité de reproduction est loin d'être irréprochable, s'agissant, surtout, des pages dont le papier et/ou l'encre sont endommagés. Qui n'a pas observé ces pages pratiquement illisibles, où l'encre a pâli et le papier a foncé, présente des trous, et est parfois à la limite de la décomposition, ou sur le point de tomber en poussière ? N'espérez donc pas trouver des registres copiés. Mieux que la photocopie, il est procédé au microfilmage systématique de tous les registres disponibles (opération non encore achevée). Malheureusement, ces films sont relativement chers, et, de plus, seuls les Centres d'Archives Départementales et certains Cercles Généalogiques agréés sont autorisés à les acquérir. Il faut donc, pour les consulter, se rendre aux Archives Départementales, ou encore, les visualiser lors des permanences de votre cercle généalogique, si celui ci dispose d'un ou plusieurs lecteurs de microfilms. S'il est bien vrai que certains centres d'Archives Départementales proposent des copies sur CDROM, cette pratique reste encore très expérimentale.



Q: Quid d'une liste bibliographique ?


Elle serait trop longue... aussi nous contenterons nous de donner quelques références qui, elles mêmes, vous conduiront à d'autres... et ainsi de suite. La généalogie est une matière très vaste, et le généalogiste amateur aura souvent vocation à rapidement dépasser le stade de la stricte recherche de ses ancêtres. Lorsqu'on est passionné, ou même simplement intéressé, la généalogie est un "hobby" qui prend un temps considérable.


Voici donc les quelques références que nous vous proposons pour le départ :


En librairie :

- "La Généalogie", de Léo Jouniaux, éditions Artaud


La Revue Française de Généalogie


Sur Internet :


La FAQ (Foire Aux Questions) du forum internet "fr.rec.genealogie"

http://claire.b.free.fr/faq1frg.html ou

http://www.multimania.com/claireb/faq1frg.html


après lecture de la susdite FAQ, nous recommandons la fréquentation du forum fr.rec.genealogie (Usenet Newsgroups...)


Pour l'aide aux recherches, nous recommandons


FranceGenWeb

http://francegenweb.org


et


Geneanet

http://geneanet.org


Ces pages vous conduiront sans doute à bien des découvertes.


Pour finir, nous ne saurions assez recommander l'adhésion à un Cercle Généalogique. Deux Cercles sont concernés par la région d'Othis :


Le Cercle Généalogique de Seine et Marne


Le Cercle Généalogique de la Brie


Pour ceux dont les recherches se situent dans des régions différentes, il est généralement recommandé d'adhérer au cercle le plus proche de son domicile.





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* BMS : Baptèmes Mariages et Sépultures (registres paroissiaux)

* NMD : Naissances, Mariages et Décès (registres d'Etat Civil)

* moteurs de recherche : Il s'agit de logiciels qui permettent de rechercher des mots ou combinaisons de mots dans des textes ou dans des bases de données.